


Neige et Avalanches -
En amont des plaques à vent
Vincent CHRITIN, Eric Van Lancker (IAV Engineering, Lausanne)
Hansueli Gubler (Alpug, Davos)
Frabrice Meyer (Sécurité Crans-
La terminologie « index » traduit la difficulté, voire l'impossibilité, de caractériser
de manière quantitative ou absolue le phénomène du transport de neige par le vent.
En effet, celui-

Figure 2. Extrait de données FlowCapt
Interprétation des données fournies par le capteur
En ce qui concerne la durée des épisodes, l'information fournie est très précise, dans la mesure où le capteur possède un bruit de fond propre extrêmement faible (inférieur à 0,01 g/m2/s), et n'est pratiquement excitable par aucun autre phénomène naturel ou bruit perturbateur externe. Ainsi, dès que la courbe indique une série de valeurs non nulles, on est sûr qu'un transport de neige est en cours. Typiquement, on observe des durées de transport variant de quelques heures à plusieurs jours, sachant que cette durée est conditionnée d'une part, dans le cas des neiges de reprise, par l'érodabilité du manteau neigeux et les vitesses de vent, et d'autre part, dans le cas des précipitations ventées, par la durée des chutes de neige.
Pour connaître l'intensité d'un épisode sur un site donné, on doit se représenter la surface située sous la courbe pendant toute la durée de l'épisode. Cette indication est meilleure que la seule interprétation des pics maximum de la courbe, qui ne renseignent que sur une faible durée (30 minutes) eu égard aux durées nécessaires pour faire évoluer significativement une situation (plusieurs heures voire plusieurs jours).