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Comment ça marche ?
Sur le papier, le principe de fonctionnement FlowCapt est simple : les cristaux de neige portés par le vent frappent le capteur. Les chocs créent un bruit de crépi­tement. Des transducteurs électro-acoustiques recueillent ce bruit. Ce principe de détection permet également de déterminer précisément la vitesse du vent, dont l'écoulement contre le capteur induit également une pression mesurable. Combinant ces deux effets, le capteur FlowCapt est donc un anémo-driftomètre. En pratique, la mise au point et le calibrage du dispositif ont néces­sité le recours à de solides développements théoriques et à de nombreuses expérimentations en laboratoire, et sur le terrain. La faisabilité du dispositif a été démon­trée par des expérimentations menées en soufflerie à l'EPFL en collaboration avec Th. Castelle [4]. Sur cette base, une étude poussée a été poursuivie au Labora­toire d'Electromagnétisme et d'Acoustique, avec le concours du guide valaisan et ingénieur Th. Melly [5].
Au terme de cette première phase de développement, un prototype de capteur anémo-driftomètre, baptisé Eoleige, a été installé et validé sur le site du Pas-de-Maimbré, à Anzère.
La campagne d'essais réalisée au moyen des proto­types s'est avérée extrêmement concluante. Sur la base des résultats obtenus, le développement d'une version industrielle de l'anémo-driftomètre acoustique a été réalisé par IAV Engineering, entreprise nouvel­lement créée au parc scientifique de l'EPFL.
Pour permettre la validation opérationnelle du systè­me, en vue de son intégration au réseau d'observation nivo-météorologique intercantonal Suisse, le Département des Transports, de l'Equipement et de l'Environ­nement du Canton du Valais a décidé à l'automne 1997 d'équiper une station nivo-météorologique d'un capteur FlowCapt.
Le capteur est relié à la station nivo-météorologique de Tél-Aminona. Conçue et opérée par H. Gubler de ALPUG (Davos), la station est située à 2 700 mètres, sous le Mont Bonvin. Pendant tout l'hiver 97/98, deux valeurs de "snowdrift" y sont enregistrées chaque minute. La première valeur est intégrée sur une hau­teur totale de 1 mètre au dessus du sol. La seconde est mesurée à une hauteur comprise entre 1 et 1,2 mètres au-dessus du niveau du sol. La vitesse du vent est éga­lement relevée par le capteur. Ces trois données com­plètent les données nivo-météorologiques mesurées par les différents capteurs de la station en place [6].
Chocs, contre un tube métallique, de particules de neige en suspension dans un vent violent.
Chocs de particules de neige en suspension dans un vent violent
Prototype de capteurs acoustiques
Prototypes de cateurs acoustiques dans la soufflerie biphasique du LASEN-EPFL.
Mesure de la vitesse du vent par MiniAir et prototype Eoleige
Comparaison des vitesses de vent relevées en soufflerie, par (a) un anémo­mètre type MiniAir®05 et (b) l'anémo-drifto­mètre prototype Eoleige, placés côte-à-côte [5].
Anémo-driftomètre acoustique en test
Anémo-driftomètre acoustique, et driftomètres manuels, en test de validation au Pas-de-Maimbré à Anzère.
Enregistrement du snowdrift et de la vitesse du vent
Enregistrement simultané du snowdrift (1) et de la vitesse du vent (2), à Anzère, le 10.1.96, par foehn violent [5]. La comparaison des deux enregistrements permet de distinguer le seuil de déclenchement du transport par saltation.
La mesure du snowdrift pour la prévision du risque d'avalanche

La mesure automatique

du snowdrift s'inscrit

dans le con­cept

de la chaîne de

prévision automatique

des risques d'avalanches

Tags: enregistrement, snowdrift, vitesse du vent, transport éolien, neige, nivo-meteo, eoleige, flowcapt, transport de la neige, saltation